EXPOSITION – GALERIE DORO.T- DESSINS KATE

Les dessins à l’encre rehaussés d’aquarelle subtile, ont un goût de féminité lovée dans une nature végétale ou animale. Un passage du visage au rêve, le dessin vous guide sur un chemin parsemé de gouttelettes de couleurs.

KATE a la sensibilité de ses artistes qui ont de l’or au bout des doigts créant des lignes et des formes juste avec un crayon, une plume, un pinceau ; de celles qui nous emmènent au-delà de la figuration.

Ses dessins seront présents à la galerie tout au long de la saison.

Galerie, DoroT, Kate, dessin, aquarelle

PEINTURES – CERAMIQUES – EXPOSITION GALERIE DORO.T – 2014

Avril pointe le bout de son nez, voici les nouveautés de notre saison.

Doro.T – Mes peintures ont changé dans leur technique (quoique..), dans leurs couleurs (le bleu « lapis lazuli » est arrivé sur la palette), et leur sujet : « Fenêtres », vues sous un angle différent.
D’autres toiles sont là aussi, plus colorées, présentant la Provence dans les champs, pleine nature.
Et des petits formats plus abstraits, colorés également, avec collages, écritures, matières surtout, etc..

Christine ZABLOCKI et Sébastien LOPES -Leurs céramiques sont présentées sur les marches de l’escalier ou devant le four à pain. Dessinées, illustrées de personnages sympathiques, drôles, gais, toujours en partance pour des vacances à l’aventure.. Une originalité qui donne le sourire au premier coup d’œil.
Maison, maison à oiseaux, voiture, grand plat déco, leur signature est égale à eux-mêmes : une certaine joie de vivre.

KATE – J’accueillerai dans quelques jours, ses dessins-illustrations relevées à l’aquarelle ou à l’encre, des portraits féminins qu’elle a nommés « Les Végétales ». Une invitation à l’évasion. Présentés sous blister en format 30×30. galerie, DoroT, expositon, avril

L’ATELIER DE DORO.T – MARS 2014

tube de peinture, huile, pinceau, bonbon

Je suis dans le ROUGE en ce moment. Rouge pour tulipe, rouge pour tissu, rouge pour une toute petite touche indispensable dans un tableau.. et même dans les bonbons !!

Des clichés momentanés pris sur le vif, comme pour garder en mémoire un moment de travail et d’intense concentration. Les bonbons eux, sont toujours là. Surtout les Car en Sac, à la réglisse  ! mes préférés !!

palette, tube peinture, huile, couleurs

Toutes sortes de marques de peinture à l’huile, chacune offrant des coloris différents que je modifie parfois moi-même à l’aide de pigments, pour créer ma propre couleur.

Les nuanciers, vieux de plus de 20 ans, sont toujours de fidèles compagnons sur ma table. Une mémoire !

pinceaux, martre, mangouste, atelier

Et les pinceaux, de martre, de mangouste, courts, longs mais toujours bien soignés. Je nettoie régulièrement mes pinceaux. Ils demandent un certain respect.

tulipe, peinture, rouge« Quelques tulipes rouges »- huile sur toile 50×100 – Doro.T

Et la toile sur chevalet. En cours de travail, rien n’est terminé. Mais l’approche est déjà définie. J’avais déjà fait ces tulipes mais cette fois, elles sont différentes. Rien n’est jamais pareil.

L’ATELIER DE DORO.T – FEVRIER 14

Pour vous faire patienter avant de mettre en ligne les toiles fraichement peintes cet hiver, je vous confie celle-ci. Particularité de la toile, elle peut se mettre à l’horizontale comme à la verticale.

Belle, épanouie, captant chaque rayon du soleil, la rose est en pleine maturité. Sûre d’elle, accueillante, elle se dévoile sans pudeur. Cela n’a qu’un temps bien évidemment, il faut vite en profiter. Alors je l’ai presque immortalisée.

Rose photographiée à la Roseraie du Parc de la Tête d’Or à Lyon. Il y a déjà quelques années. Sur la toile, elle n’a pas pris un seul pétale fané !

Rose, lumière« Le matin, au réveil » – Doro.T – Huile – 50×150

UN CHAT A LA FENETRE

Plume.
Concentré, son regard fixe, il calcule.
Un petit lézard caché derrière le volet attise son intérêt.
Dehors, pas loin de huit mètres de dénivelé. Il le sait.
Petit lézard s’en est allé. Plume l’a laissé.
Et c’est bien ainsi !
D.

chat fenetre regardPhoto Doro.T

Depuis, Plume a disparu. Une absence que rien n’a pû combler. Deux autres petits chats sont venus m’accompagner à nouveau. Mais Plume restera toujours présent. Il n’y a pire mystère qu’une disparition sans explication..

ERNEST PIGNON-ERNEST

Peut-être cela vous est-il déjà arrivé de vous dire : « Cette scène-là, je l’ai déjà vue, dans ma tête, dans mon subconscient et je l’ai devant les yeux ». Comme si c’était une prémonition.
On peut remarquer aussi parmi des personnes que l’on estime pour telle ou autre raison mais que l’on ne fréquente pas, que des points communs se découvrent ou des similitudes étranges se dévoilent.

Première impression. En passant devant cette prison St Paul désaffectée, à Lyon, le long des quais du Rhône, je me suis demandée comment me procurer l’autorisation de photographier ces lieux désertés et si empruntés d’un lourd passé. Vous avez deviné en visitant mon blog que je suis sensible à ces endroits de mémoires, abandonnés, en ruines ou en friches. Allez savoir pourquoi ?!

Puis en deuxième impression, il y a Ernest. Ernest PIGNON-ERNEST. Il a toujours été, depuis longtemps, le dessinateur qui m’a le plus fascinée . J’ai eu l’occasion de m’assoir tout près de lui en 2008, lors d’une projection sur son travail à l’Hôtel Campredon dans la maison de René Char à l’Isle-sur-la-Sorgue (84). Quelqu’un de simple, à la voix douce et posée, un sourire presque constant, comme une sérénité permanente. Mais c’est à la Chapelle St Charles d’Avignon, la même année, que je suis tombée en « Extases » devant ses réalisations (voir photo).  « Extases » sur le thème des mystiques extatiques, Marie-Madeleine, Hildegarde de Bingen, Angèle de Foligno, Catherine de Sienne, Thérèse d’Avila, Marie de l’incarnation, Madame Guyon : sept grands portraits imaginés mis en espace dans la chapelle et une quarantaine de dessins préparatoires constituant la genèse de l’œuvre.

Ces grandes toiles blanches, suspendues, se reflétaient dans un miroir d’eau au fond de l’église. Le lieu, les couleurs relativement monochromes, le silence, la mise en scène poussaient le visiteur au recueillement, à l’interrogation sur l’histoire qui composait chacune de ces femmes ainsi représentées.

EXTASES ERNEST PIGNON-ERNEST« EXTASES » – Chapelle St Charles – Avignon – 2008

Quel est le lien entre ces deux impressions ?
Voici deux jours, Ernest PIGNON-ERNEST, était l’invité d’une émission à la radio.
Le temps s’est suspendu. J’ai posé la cuillère près du bol de café, je n’ai plus entendu le tic-tac des aiguilles de la grande horloge, j’ai juste entendu sa voix qui racontait ses émotions du moment, son travail, ses projets. Mais surtout ce qu’il ressentait en dessinant, en projetant sa démarche intellectuelle et artistiquement créatrice sur le papier. En noir et blanc. Puis sur des murs.
Et ce projet prend forme à la prison St Paul à Perrache à Lyon dans ce lieu terrible.
Les dessins d’Ernest inspirés de cet endroit sont actuellement à la galerie Lelong à Paris. « Avant que la transformation des lieux en campus ne provoque une amnésie collective, j’ai tenté d’y réinscrire par l’image le souvenir singulier d’hommes et de femmes, célèbres ou inconnus, qui y ont été torturés ou exécutés. Dans différents couloirs, cellules, cours, je me suis efforcé d’inscrire leur visage, leur corps, d’y introduire le signe de l’humain. La prison Saint-Paul de Lyon n’est pas une prison ordinaire. Klaus Barbie y a sévi. Jean Moulin, Raymond Aubrac, de nombreux résistants y ont été emprisonnés. »

ERNEST PIGNON-ERNEST  ATELIER » Inscrire du sens et du sensible sur des lieux » – « Je dois plus aux poètes qu’aux peintres ».

Pour rejoindre le premier paragraphe de ce billet sur la similitude des choses et entre les personnes, Ernest en répondant sur une question sur son prénom a eu la réponse juste et évidente que je me suis toujours dite.

Lorsque quelque chose devient ou est la risée, alors il faut accentuer cette chose, la rendre visible et évidente. Et là, elle devient intéressante et remarquée. Pour lui c’est son prénom. Et pour moi aussi.

La région qui déclencha toute sa démarche, en 1966, in situ sur le plateau d’Albion, est proche du village où se situe mon atelier et où je vis.

Et pour clore ces coïncidences, la galerie Lelong à Paris est rue de Téhéran… Téhéran, là où j’ai passé 7 ans de ma vie !

L’ATELIER DE DORO.T – SUITE 3 – JANVIER 14

Toile-detail-voletvert-250114

Détail toile en cours – Huile – Doro.T

Cœur de l’hiver. Concentration maximum. Et ce qui sort du bout de ces fichus pinceaux n’est pas tout à fait semblable aux émotions précédentes. Quelque chose se passe, parfois indépendamment de ma volonté ! et c’est tout aussi bien.

Lorsque les « choses » arrivent ainsi sur la toile, c’est comme une bulle qui nous entoure. Plus rien ne peut passer. Le téléphone peut sonner, l’estomac peut crier (il ne crie pas d’ailleurs !), le chat peut gratter et miauler à fendre l’âme, le vent peut souffler, la musique peut s’arrêter, le jour peut devenir nuit, rien n’arrêtera l’élan de la concentration et de la création.

C’est une grande émotion, profonde et très personnelle à chacun.

La mouture de cette année sera différente mais aura toujours les couleurs et la « patte » Doro.T. Je ne vous révèle pas encore tout cela. Dans quelques temps..

Fenestron-Pradelles-A-detail-250114Autre détail toile en cours – première couche – Huile – Doro.T

PELE-MELE DE SOUVENIRS, DE JOIES, DE PEINES

A nouveau, une nouvelle sombre, , est tombée ce matin dans mon oreille, comme une page que l’on déchire.
Comme une bouffée ou une lame de fond, les souvenirs ont afflué dans la tête. Tels un écran de projection devant les yeux où défilent des images de vie, de rires, de bonheur, de complicité, d’amitié vraie.

Ce fil qui nous tient tous, parfois devient très fragile et se casse.
Une petite marque reste. Celle du souvenir.

A nouveau, j’ai eu envie de mettre de la couleur là où le gris et le noir du deuil se sont posés. En composant ce pêle-mêle. Des élèves, des amies.
Les larmes coulent sur les joues. Et le cœur est en révolte. La maladie, ce nénuphar a encore frappé. Combien sont-elles en presque 8 ans, à s’en être allées..

Alors comme l’écrivait Boris Vian, j’aimerais être cette petite souris grise aux moustaches noires et nettoyer les carreaux de la fenêtre pour que la lumière puisse entrer au fond de nous.

A Mireille, à Michelle, à Janine, vous m’avez accompagnée un long bout de chemin de ma vie, vous m’avez nourrie de votre personne et je vous ai donné du rêve. Celui que l’on attrape au bout du pinceau. Du crayon..

Doro.T, cours de peinture, Dardilly, Le ChevaletC’était en 2006, je quittais la région de Lyon pour la Provence. Pour peindre. Avec quelques uns (unes) de mes élèves nous avons fêté ce départ. Beaucoup d’émotions, de cœur gros, de joies aussi et des promesses de se revoir.